Précision Organique

Amélioration par la technologie et les données.

Précision Organique

Amélioration par la technologie et les données.

Petites terres, kiosques routiers, méthodes de production à l’ancienne, équipement vieillot—voilà ce que la plupart des gens associent habituellement à l’agriculture organique. Rien de cela ne s’applique à Greg Schreiner ou à sa ferme Silver Reef Organic Farms de Wellington, Colo.

La documentation est nécessaire au maintient du statut organique. Mais sa production de chanvre, luzerne, blé d’hiver/printemps, ensilage, maïs et haricots sur 1600 acres dépasse carrément les normes.

Armés de chiffriers, applications et technologie de précision, lui et son administratrice, Amanda McGee, essaient d’éliminer la conjecture. Ceci inclut l’évaluation des pratiques nouvelles et anciennes et des nombreux produits qui leur sont offerts.

La collecte et l’analyse des données permet à M. Schreiner de pratiquer la production régénérative en en surveillant étroitement le coût et les avantages.

« Le consommateur veut non seulement savoir d’où vient sa nourriture mais aussi que sa production est responsable, indique M. Schreiner. La production doit pourtant demeurer rentable, d’où notre retour aux données. »

Les données recueillies vont des simples dossiers aux analyses sophistiquées. Il y a à la base les données recueillies et maintenues sur le coût et le potentiel rentable de chaque culture. Cette analyse détermine la planification des assolements. « Il faut connaître le coût par acre. Nous pouvons alors calculer le rendement et le prix requis pour réaliser un profit », dit M. Schreiner.

Intrants agronomiques, assurance récolte, électricité, matériel, main-d’oeuvre : tout est calculé.

Commençant durant la saison précédente, ils établissent un objectif de rentabilité et assignent les cultures. Ils fignolent les aires assignées pour arriver aux assolements et aux profits visés.

Les plans initiaux sont alors modifiés en fonction des données variables durant les semis. « Si les conditions nous empêchent de semer les fèves ou si le marché tombe, nous revenons au chiffrier et revoyons les chiffres pour trouver la culture de remplacement nous rapprochant de l’objectif initial de revenus », dit Mme McGee.

Les données aident aussi à réagir à l’imprévu, comme la grêle. Ils ajustent les rendements prévus, ajoutent les paiements d’assurance et déterminent s’il faut surmonter ou minimiser les pertes. Ils peuvent vendre la paille ou réduire les intrants.

Aux semis et autres travaux, il utilise la technologie de surveillance à distance pour améliorer l’efficacité de son équipe. Ayant une équipe de 15, cela lui économise beaucoup de temps.

« Grâce au Centre des opérations John Deere, je peux obtenir par téléphone une image de l’endroit où travaille chaque conducteur, connaître le nombre d’acres couverts à l’heure et déterminer quand ils auront terminé. Je peux ainsi les diriger vers le prochain champ sans avoir à me déplacer », affirme M. Schreiner.

Le système enregistre de précieuses données d’évaluation.

« Nous connaissons le nombre d’heures-tracteur de chaque culture. Nous étions à 3,64 heures par acre et le passage au labour vertical l’a réduit à 2,63. Nous pouvons documenter les économies d’heures de personnel et de tracteur », dit-il.

Nous avons aussi ciblé l’efficacité des applications de fumier.

Il faut 35 à 45 tonnes de fumier de vache pour satisfaire aux besoins d’azote du maïs. Il ne faut que 3 tonnes de fumier de poulet. « Il est plus cher mais réduit le carburant, la main-d’oeuvre, les émissions et l’impact sur les routes », dit-il, ce qui s’aligne avec ses objectifs régénératifs.

Amener directement le fumier là où il sera appliqué l’année suivante au lieu de l’empiler contribue aussi à des économies.

Il recueille aussi des données pour utilisation immédiate. Obtenant chaque jour une imagerie satellite de Farmers Edge, il surveille chaque acre, corrigeant rapidement tout problème.

Il utilise FieldNET pour suivre au téléphone l’irrigation des cultures et modifier la position des pivots. Ses méthodes n’accusent certainement pas de retard.
« Le fait d’avoir une production organique ne nous ferait pas revenir nos méthodes des années 1970. Nous visons l’amélioration constante », dit-il. ‡

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