Anti Douleur

Prise en charge de la douleur du troupeau bovin.

Anti Douleur

Prise en charge de la douleur du troupeau bovin.

L’accès aux médicaments antidouleur AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) efficaces, économiques et durables commence à révolutionner la façon dont l’industrie du boeuf exécute des procédures inconfortables pour le bétail. Les vétérinaires encouragent les producteurs à incorporer à leurs opérations la prise en charge de la douleur depuis que les dispositions à son sujet dans la plus récente mise à jour du Code volontaire de pratiques pour le soin et la manipulation des bovins de boucherie sont entrées en vigueur en 2016. Certains éleveurs commencèrent à traiter leurs veaux avec des AINS au marquage et à la castration et remarquèrent des résultats si positifs qu’ils en répandent maintenant la nouvelle.

« Notre vétérinaire nous suggéra en 2016 d’administrer du méloxicam à nos veaux lors du marquage et de la castration, dit Mark Vermeulen, un éleveur vache/veau de Ceylon, Saskatchewan. Nous avons tout de suite remarqué une grande différence. Normalement, nos taurillons restaient couchés et inactifs pendant deux ou trois jours après la castration mais ceux-ci commencèrent à bouger comme ils étaient le jour d’avant. La réduction du stress fut telle que nous avons commencé à l’utiliser quand nous devons traiter le piétin et diverses autres maladies.

Nouvelles options. Les vétéri-naires incorporent depuis des années la prise en charge de la douleur pour le traitement des animaux. Mais jusqu’à tout récemment, peu d’options étaient offertes aux éleveurs dans le cadre normal de leurs opérations.

Mark Vermeulen fut satisfait des résultats à prendre en charge la douleur des veaux au marquage et à la castration.

« C’est une chose d’avoir une préparation qui va minimiser la douleur de l’animal, mais si l’éleveur ne peut l’acheter ou ne peut l’utiliser ou n’est pas autorisé à vendre les animaux ainsi traités, ça ne donne vraiment pas grand-chose, dit Ryder Lee, PDG de la Saskatchewan Cattlemen’s Association. Il est donc intéressant de voir différentes formules de méloxicam et de banamine arriver sur le marché. »

Le meilleur choix. « Il n’est pas encore clair si les animaux qui reçoivent un seul traitement antidouleur prendront plus de poids que ceux qui n’en reçoivent pas, indique Andy Acton de Deep South Animal Clinic d’Ogema, Saskatchewan. Mais cela a-t-il vraiment de l’importance ? Le public fait pression sur l’industrie pour qu’elle soit proactive avec les procédures potentiellement douloureuses pour les animaux. Et même si nous oublions ça, le coût de ces traitements a tellement baissé qu’il est facile de prôner la prise en charge de la douleur car c’est vraiment le meilleur choix. »

Monsieur Vermeulen, quant à lui,  est convaincu. Ce fut non seulement efficace mais facile à intégrer à son opération. Un enfant injectait simplement le bon dosage de l’antidouleur dans la bouche du veau avec un pistolet doseur durant le marquage.

« Les médicaments antidouleur vont continuer à s’améliorer, affirme M. Vermeulen. Et je crois que dans un avenir rapproché, tous les utiliseront sans même y penser. » 

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