Apprendre le Métier

L’expérience pratique du ranch s’avère très utile.

Apprendre le Métier

L’expérience pratique du ranch s’avère très utile.

Couvert de poussière, Jedidiah Hewlett âgé de 20 ans s’installe à l’ordinateur du ranch de Carol et Dave Perry de Clearmont, Wyoming. Entrant le mot de passe sans la moindre hésitation, il suit les directives de Carol sur QuickBooks et expose au grand jour les finances de l’entreprise.

Jedidiah est un interne et les Perry sont un grand livre. Ainsi commence une leçon sur la production des rapports et des tableaux de financement.

Jedidiah et les Perry participent au programme Rangeland créé par Wyoming Stock Growers Association (WSGA), Wyoming Association of Conservation Districts, et le chapitre du Wyoming de The Nature Conservancy.

Envisageant les perspectives d’avenir, les membres de ces groupes reconnurent le besoin de faciliter le flux d’information entre les générations.

Les principaux candidats sont des étudiants possédant un bagage agricole limité et désirant s’orienter vers une carrière en gestion des terres.

Eux-mêmes partis à zéro, Carol et Dave Perry se font un plaisir de partager les rouages de leur opération avec leur interne de Wyoming Rangeland, Jedidiah Hewlett. Les agences de soutien lui versent une allocation et les Perry lui fournissent chambre et pension et une expérience utile. Il touche à tout, des tuyaux d’irrigation au déplacement des bêtes, de l’entrée des dépenses à la production des rapports financiers.

« Certains n’ont pas grandi sur le ranch mais adorent le grand air et veulent travailler dans l’industrie. Ils peuvent aboutir dans un poste gouvernemental mais n’ont pas la connexion ou les connaissances requises », dit Haley Clark, directeur de WSGA.

En appareillant éleveurs et étudiants, ils espèrent combler l’écart du savoir et de la culture. Même s’ils ne finiront pas au ranch, les internes travailleront probablement avec les éleveurs au Bureau of Land Management, U.S. Forest Service, ou autres. « Nous espérons leur fournir un point de vue différent de celui de l’école et mieux les rapprocher des éleveurs et autres propriétaires terriens dans l’avenir », précise M. Clark.

Leçons apprises. Chaque interne déclare ses intérêts. Jedidiah, élevé sur une petite ferme, voulait approfondir le côté financier de l’élevage et la gestion des prés—deux points forts des Perry qui sont partis avec 10 vaches et un prêt de l’ère Jimmy Carter à taux éreintant de 22 %. « Rien ne nous a été donné », dit Carol.

Ils ont fini par se rentabiliser, portant ces 10 premières vaches à un troupeau de 400 et achetant éventuellement leur propre ranch. « Il faut bien savoir ce qu’on achète et savoir si cela en vaut le coût avant de dépenser tout cet argent, et pas après », Dave conseille-t-il à Jedidiah. Les profits et non la tradition ou l’émotion guident les décisions. Ainsi, ils renoncent à élever les génisses, achetant plutôt des vaches à court terme pour brouter intensément les terres irriguées.

C’est une pratique que Jedidiah retient pour l’avenir. « La beauté de l’internat est de pouvoir comparer comment différentes personnes font les choses que j’ai apprises en classe », affirme l’étudiant en affaires agricoles de l’université du Wyoming et futur éleveur, notant qu’il préfère apprendre par l’action. « Il est à espérer qu’après ma graduation, je pourrai établir mon propre plan », ajoute-t-il.

Les Perry, quant à eux, espèrent faciliter son apprentissage. « Nous l’encourageons à sortir des sentiers battus. L’idée n’est pas mauvaise à moins de l’avoir essayée et constaté qu’elle ne marche pas », dit Dave. 

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