Banque Alimentaire

Partager l’abondance locale.

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Les livraisons de la banque alimentaire mobile de la Food Bank of Western Massachusetts (FBWM) peuvent sembler être un marché fermier. Les foules y remplissent leurs sacs d’une abondance de fruits et légumes frais qui ont représenté l’an dernier 30 % de sa distribution annuelle.

Ce qui est encore plus remarquable que la haute proportion de fruits et légumes frais est le fait que plus de 56 700 kilogrammes ont été cultivés à la ferme de FBWM. Les produits locaux représentaient presque 5 % des produits frais que l’organisation a distribués l’an dernier.

Acheter une ferme en 1992 et une autre au début de 2020 est bien différent de la banque alimentaire typique qui recherche des aliments gratuits ou à rabais à distribuer.

L’idée germa du besoin de trouver des sources fiables dans une région ayant peu de transformateurs alimentaires.

Andrew Morehouse et Lillian Baulding de la Food Bank of Western Massachusetts.

« À l’époque et à ce jour, le Massachusetts avait et a peu de fabricants alimentaires mais disposait et dispose encore de terres fertiles », explique Andrew Morehouse, directeur exécutif de FBWM, ayant son siège à Hatfield, Massachusetts.

Plusieurs sources. M. Morehouse explique que l’organisation utilise des octrois pour acheter 225 000 kilos d’aliments locaux par année. Les dons des producteurs locaux s’y ajoutent et portent le total annuel à 450 000 kilos. Les détaillants font un don équivalent et FBWM achète les surplus des maraîchers canadiens à quelques heures de route.

Mais avec 207 000 bouches à nourrir, un vaste écart restait à combler et l’idée de produire certaines cultures est pleine de bon sens pour la banque FBWM.

En 1992, un bienfaiteur local a garanti un prêt permettant à FBWM d’acheter 14 hectares de terre. (Trois ans plus tard, une campagne de fonds permit de rembourser l’emprunt en entier.)

L’organisation engagea un jeune agriculteur, Michael Doctor, pour diriger l’opération. Après quelques années, il passa de simple employé à signataire de contrats de métayage multi­annuels avec FBWM. Un modèle que son protégé, Ben Perrault, a suivi en prenant la relève du contrat en 2009.

Comme ce dernier, M. Perrault intégra la ferme de la banque alimentaire à son opération d’agriculture à soutien communautaire (ASC). Les abonnés paient d’avance une part hebdomadaire de sa récolte de 30 hectares. Mais M. Perrault ne sème que la moitié des terres de FBWM, réservant l’autre moitié aux cultures de soutien. En échange, il s’engage à lui livrer au moins 50 000 kilos de légumes frais par année.

 Une bénévole de FBWM Mobile Food Bank (à droite) distribue des légumes frais à une cliente.

Bien-fondé. M. Perrault dit que son opération va bien avec le contrat de la banque alimentaire.

« Un modèle ASC, en particulier, convient bien en visant une vaste variété de cultures sans avoir des dizaines de marchés à atteindre, explique­t­il. D’autres producteurs plus spécialisés faisant des cultures à haute valeur ne conviennent pas aussi bien. »

De bonnes communications avec l’équipe de FBWM sont vitales à chaque niveau, depuis le choix des cultures jusqu’au moment du déchargement des camions en temps opportun.

Seconde ferme. La ferme remporta tant de succès que FBWM passa presque quatre ans à trouver une autre propriété à acheter.

Avec le soutien technique de Kestrel Land Trust et les dons de la Henry P. Kendall Foundation, la 1772 Foundation, et des donateurs privés, le rêve se réalisa à nouveau. La fiducie foncière acheta une ferme de 58 hectares et la vendit à FBWM. Simultanément, l’État acheta les droits de développement et imposa une restriction de préservation agricole. Cela abaissa son prix de 1,2 million $ à 700 000 $, réservera son utilisation agricole et fournit une nouvelle source d’aliments à FBWM.

Andrew Kendall est le directeur exécutif de la Kendall Foundation de Boston. Il dit que cet achat démontre bien le pouvoir de la collaboration entre les groupes intéressés à l’alimentation et à la création d’occasions pour les jeunes agriculteurs.

 Des aliments frais de FBWM prêts à distribuer.

« Trouvez vos fiducies foncières soucieuses de la protection des terres agricoles, conseille­t­il aux dirigeants des banques alimentaires. Bien souvent, les banques et les fiducies ne se connaissent pas mais c’est la façon dont elles peuvent travailler ensemble de façon efficace. »

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