Ça Vaut Un A!

Ayrshire, bien sûr.

Ça Vaut Un A!

Ayrshire, bien sûr.

On voit beaucoup de rouge et blanc à la ferme de Tim et Wayne Shirey de Lascassas, Tennessee. Un troupeau de vaches Ayrshire, une rareté dans le sud. Ils n’ont rien contre les Holstein, mais veulent se différencier. « Elles ne produisent pas tant que les Holstein mais elles mangent moins. Et elles s’adaptent bien ici », dit, Tim Shirey, le fils du partenariat père-fils.

Les Shirey sont arrivés de New York en 1980. Ils avaient là-bas un troupeau de Ayrshire et continuèrent dans le Tennessee. « Tous nos reproducteurs sont venus du nord. Ils sont rares dans le sud », dit Tim.

Les Ayrshire furent développées en Écosse pour un broutage efficace. Elles furent importées aux États-Unis en 1822. Le Livestock Conservancy, voué à la préservation des races bovines en déclin, a sa mire sur la Ayrshire. C’est dire que la race compte moins de 2500 enregistrements annuels aux États-Unis.

Il n’est pas facile pour une race laitière de concurrencer les Holstein, mais les Shirey restent fidèles. « Nous avons eu quelques Holstein ; on ne s’aimait pas. Une bonne Guernsey est difficile à battre mais plus difficile à trouver qu’une Ayrshire », dit Tim.

Survie. Survivre dans le secteur laitier est difficile dans le sud. Les Shirey ont vu disparaître ces dernières décennies plusieurs contemporains qui ont abandonné et vendu leur ferme.

« Le comté de Rutherford, où nous habitons, avait jadis plusieurs crémeries. L’industrie laitière employait passablement de gens. Il ne reste plus que quatre laiteries dans tout le comté. Les raisons sont nombreuses : le temps, les intrants et le prix du lait. Mais c’est ce que nous aimons faire. Nous avons acheté quelques nouvelles vaches récemment. C’est peut-être fou, mais nous croyons que ça va s’améliorer », dit Wayne.

Lane Rhinehart, un ado local, travaille à la ferme Shirey. Il nourrit ici les veaux.

Ils cherchent à limiter le plus possible les dépenses. Ils cultivent leur maïs d’ensilage sur 17 des 160 hectares de la ferme, et font du foin de millet et d’un mélange d’herbes.

« Il est important de limiter les frais généraux, peu importe la grosseur de la ferme, dit Tim. Nous faisons la plupart de nos travaux avec nos machines et ça compte. »

Avoir un bon troupeau d’Ayrshire aide également. « Nous gardons nos propres génisses de remplacement. Nos vaches produisent assez bien et ne coûtent pas beaucoup à nourrir. Nous en prenons soin pour les garder en santé. Elles sont plus petites que les Holstein, mais ce n’est pas nécessairement mauvais », dit Tim.

Par une belle journée ensoleillée, les Shirey font une brève tournée de la ferme pour examiner les jeunes veaux. Et contre le ciel bleu, leurs vaches rouges et blanches établissent un contraste fort agréable. 

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