Contrer Le Stress

Ajout de la technologie pour réduire le stress de leurs bêtes.

Contrer Le Stress

Ajout de la technologie pour réduire le stress de leurs bêtes.

Monter à cheval pour surveiller les bêtes demeure un mode de vie au ranch de John Smith et Laura Laing, Plateau Cattle Company. À l’ouest de Nanton, Alberta, cela n’a pas changé depuis que le grand-père de John partit son élevage dans la région. Mais n’allez pas croire qu’ils vont suivre aveuglément les vieilles méthodes. John détruit cette impression dès qu’il sort son drone de sa sacoche de selle pour voir si des veaux se cachent dans une coulée.

Dans le respect des traditions du ranch, le couple garde les yeux rivés sur l’avenir. Ils utilisent des chevaux car ils sont plus efficaces que les quads et causent moins de stress aux animaux. Moins de stress amène des gains de poids plus rapides et de meilleurs bénéfices pour l’opération. C’est selon eux la combinaison des méthodes traditionnelles et de la nouvelle technologie qui permettra à leur ranch de s’adapter aux défis qu’affronte l’industrie.

« Tout comme nous, les consommateurs prisent le bien-être des animaux et l’environnement et nous devons les écouter pour maintenir l’acceptabilité sociale et la confiance du public, dit Laura. Nous devons aider les acheteurs de nos produits à comprendre que leur boeuf est sain et élevé de façon viable. Mais par la même occasion, nous devons trouver des façons de répondre à leurs inquiétudes tout en préservant notre rentabilité. »

Il existe un besoin rigoureux d’élever la connaissance du rôle intégral que joue le bétail dans l’intendance et la viabilité de la terre, de même que de promouvoir et protéger la santé des prairies, indique Laura. De récentes initiatives en Colombie-Britannique appuient l’impact positif du bétail sur l’environnement.

« Ils utilisent le bétail pour aider à combattre les feux irréprimés en rabattant la végétation et les arbustes et en favorisant la santé des herbages. »

Il est critique pour le secteur du bétail, lent à adopter la nouvelle technologie, de trouver des façons d’élever les bêtes sans cruauté, dit Laura. Par exemple, nous ne marquons plus les veaux au fer chaud. Cela a fait froncer les sourcils de plusieurs de nos voisins.

« Depuis, certains voisins nous taquinent en disant qu’ils savent maintenant où trouver des veaux gratis, dit John. Mais ce n’est pas si facile que cela car chaque veau a trois formes d’identification. Une étiquette suspendue portant le nom de notre ranch. Puis une étiquette IRF nous étant enregistrée, et le veau tète notre vache marquée à froid. Peut-être que le prix des micropuces utilisées pour les animaux de compagnie baissera assez pour servir à la production vache-veau.

« L’abandon du marquage au fer a amené un gain de poids de 15 kilos, dit Laura. Nous vérifions le poids naissant de tous nos veaux au champ avec un système mobile de confinement. Comme nous utilisons des protocoles et une saisie stricte des données, nous savons que nous allons dans la bonne direction et nous avons les données qui le démontrent. Nous manquons bien sûr la tradition sociale du marquage des veaux avec les voisins. Mais notre rentabilité a fait un grand pas en avant.

De nouvelles installations, au complet avec couloir insonorisant pour les veaux, sont un autre investissement dans le bien-être des animaux. Une innovation simple, fixer des tapis à l’intérieur du couloir, retient délicatement mais fermement les veaux pendant leur traitement.

« Le veau ressent une pression additionnelle en arrivant, ce qui a un effet calmant, dit Linda. Ils entrent et sortent si rapidement qu’ils reviennent au pâturage sans même avoir le temps de gémir. Aucune comparaison avec la perte de gain d’un ou deux jours due au stress du marquage au fer chaud ou l’impact persistant résultant de l’expérience. »

L’arrivée de l’application de gestion des veaux basée sur le nuage (ils utilisent Calf Book) leur permet d’enregistrer et suivre chaque interaction vache-veau au pâturage. Ils en retirent d’énormes bénéfices. Cela simplifie la traçabilité et la conformité aux programmes de boeuf vérifié. Finis, les petits bouts de papier éparpillés un peu partout.

Le couple conserve certaines traditions qu’il adore de l’industrie. Mais il est tout aussi surexcité par ce que la nouvelle technologie amènera au ranch.

Ils utilisent présentement le drone pour surveiller et parfois regrouper le troupeau. Cela ménage des heures à cheval pour couvrir les pâturages de 34 000 hectares et de plus, dit John, « c’est amusant à piloter ».

« Peut-être qu’un jour, les drones pourront interagir directement avec les étiquettes haute fréquence des bovins, dit John. Cela faciliterait considérablement le repérage et la surveillance des bêtes sur le ranch. Et cela offrirait de nouvelles façons de montrer aux consommateurs tout le soin que nous apportons aux bêtes et notre engagement à préserver et protéger l’environnement pour les générations futures. » ‡

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