Coopération Culturale

L’ensemencement sous couvert peut atteindre plusieurs cibles.

Coopération Culturale

L’ensemencement sous couvert peut atteindre plusieurs cibles.

La culture compagne ou associée permet l’arrivée d’une culture de soutien après maturité de la voûte de la culture commerciale. Rien de magique, mais sa pratique demande plus d’attention. Il faut apprendre à réprimer les mauvaises herbes sans détruire la culture de soutien, mais les avantages d’une culture compagne réussie méritent d’être applaudis.

Ces deux dernières années, quatre producteurs de sorgho du Kansas ont partagé leurs expériences à approfondir les cultures associées. Leurs efforts bénéficient d’une subvention du projet SARE (Sustainable Agricultural Research and Education). Le but original était de voir si l’intersemis des cultures de soutien at-tirerait suffisamment d’insectes bénéfiques pour servir de prédateurs aux infestations de pucerons qui ravageaient les champs de sorgho en 2013. Mais cette menace a diminuée durant la première année du projet et l’attention fut tournée vers d’autres avantages potentiels, incluant la répression des mauvaises herbes et l’amélioration de la santé du sol.

« Plusieurs essaient d’utiliser les cultures de soutien pour réprimer les mauvaises herbes et réduire les coûts des herbicides et ce fut notre objectif primaire », dit Doug Palen, de Glen Elder, Kansas.

Ces quatre producteurs ont semé un mélange de culture de soutien incluant sarrasin, haricot velu, lin, moutarde, trèfle rouge, guar et phacélie. Le mélange fut semé parmi leur sorgho en parcelles adjacentes à leur culture conventionnelle — la première sans herbicide et l’autre avec un traitement d’herbicide résiduel standard.

Expérience d’apprentissage. Après deux saisons, les résultats furent mixtes mais le potentiel de l’idée se révéla. Le rendement du sorgho baissa de 6 à 18 boisseaux sur les quatre fermes, mais le désherbage sans herbicide résiduel fut jugé acceptable par trois des quatre producteurs.

« Nos rendements ont baissé mais les économies d’herbicide y ont fait contrepoids et les bénéfices de santé du sol s’y sont ajoutés », dit M. Palen.

Keith Thompson d’Osage City, Kansas, a eu la meilleure expérience qu’il attribue à la couche de résidus de surface qui était en place avant le semis. « La propreté maintenue était incroyable et le broutage après la moisson fut un autre avantage. Je n’hésite pas à l’appliquer à de plus grandes superficies », dit-il.

Justin Knopf de Gypsum, Kansas, fut moins impressionné. « Le désherbage était inacceptable dans certaines zones et je ne pense pas que mon système est prêt pour abandonner l’herbicide résiduel », dit-il.

Il espère trouver un niveau réduit qui minimise les mauvaises herbes sans éliminer la culture de soutien. « J’ai modifié le plan et appliqué l’herbicide à la parcelle d’inter-semis la première année et rien n’a survécu. La seconde année, aucune application d’herbicide résiduel et tout a bien poussé, incluant les mauvaises herbes », dit-il.

L’équilibre pourrait être aidé par les études de report d’herbicide effectué par les malherbologistes de plusieurs universités. À l’université du Missouri, Kevin Bradley a comparé la sensibilité des grandes espèces de culture de soutien aux herbicides populaires pour maïs et soja. Ses résultats sont présentés sur le site weedscience.missouri.edu.

« Le radis a la plus grande sensibilité, même aux niveaux de report, dit M. Bradley, suivi par le trèfle rouge et le pois d’hiver autrichien. Le seigle a la plus faible sensibilité, suivi de la vesce velue.

Autres avantages. Lance Feikert de Bucklin, Kansas est le dernier producteur de sorgho du projet SARE et bien qu’il soit généralement satisfait du désherbage, il s’intéresse surtout aux autres avantages.

« Les avantages sont nombreux, incluant l’amélioration de la santé du sol venant des systèmes plus diversifiés — comme une meilleure infiltration de l’eau. Nous recevons moins de pluie et cela augmente la résilience des cultures », dit-il.

Il a aussi l’intention d’étendre les cultures associées sur sa ferme. « Nous allons faire 60 acres cette année. La moutarde et le sarrasin du mélange ont bien réussi et c’était beau à voir », dit-il.

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