Le Pouls de la Santé du Sol

Les chercheurs déterminent les détails.

Le Pouls de la Santé du Sol

Les chercheurs déterminent les détails.

Nombre d’agriculteurs considèrent la santé du sol comme un bien précieux. Mais il manque à leurs témoignages et leurs comparaisons cette validation scientifique qu’exigent les chercheurs et agences gouvernementales. Ces entités essaient de déterminer les mesures et les méthodes pour accéder à la santé du sol—les chiffres qui permettront aux agriculteurs, scientifiques et décideurs de répondre aux questions fondamentales du niveau de santé du sol et de son amélioration.

Cet effort de compréhension de la santé du sol a été démontré à la dernière réunion annuelle des sociétés d’agronomie, phytotechnie et science du sol. L’interrogation ‘santé du sol’ des présentations a donné 2889 résultats en comparaison de seulement 348 trois ans plus tôt. Plusieurs de ces présentations bénéficiaient du financement de SHI (Soil Health Institute), un organisme indépendant, sans but lucratif, qui coordonne et soutien la gérance du sol et l’avancement de la santé du sol.

« Le concept de la santé du sol bénéficie non seulement aux agriculteurs mais aussi à l’environnement. Mais l’absence d’une méthode largement applicable pour l’évaluation de la santé du sol demeure un obstacle », dit Wayne Honeycutt, président de SHI.

Nombre d’agriculteurs apprennent à reconnaître un sol en santé et les chercheurs développent des indicateurs qui le documenteront.

SHI a établi en 2017 une liste de 19 indicateurs de Niveau un considérés acceptés d’emblée et de 12 de Niveau deux nécessitant une recherche additionnelle. L’institut doit bientôt terminer un effort pour déterminer lesquels de ces 31 indicateurs sont les plus aptes à détecter les différences dans les sols gérés selon les principes de santé du sol.

« Au printemps dernier, une équipe de scientifiques a prélevé des échantillons de sol de 124 sites de recherche à parcelles parallèles, avec et sans objectif d’amélioration de la santé du sol pour un minimum de 10 ans », dit Cristine Morgan, de SHI.

L’effort a produit quelque 2000 échantillons de sol. Les 31 indicateurs de santé du sol furent analysés sur 80 % d’entre eux. « Ce travail terminé, nous prévoyons recommander les façons les plus fiables d’indiquer la santé du sol, et suivre les changements résultant des pratiques de santé du sol. Ceci aidera l’agriculteur à déterminer le niveau actuel de son sol et ce qu’il pourra faire. »

Monsieur Honeycutt ajoute que l’étude comparera aussi trois tests disponibles dans le commerce, incluant le test Cornell Comprehensive Assessment of Soil Health, le test Soil Health Management Framework et le test Haney.

Outils simples. Les résultats initiaux montrent que la stabilité structurale peut être un indicateur dominant, étant donné son lien avec la teneur organique, l’activité biologique et le recyclage des nutriants. « La stabilité structurale est spécialement efficace pour son rapport avec l’infiltration d’eau, l’aération et l’érosion. Mais elle est limitée par des méthodes d’essai compliquées, lentes et coûteuses », selon Kade Flynn, Texas A&M AgriLife.

Il a testé 300 échantillons du projet SHI pour voir si une simple application cellulaire de l’Université de Sydney, Australie, solutionnerait ces problèmes. « Les agriculteurs peuvent télécharger le test Slakes sur un téléphone intelligent. Il suffit de le suspendre au-dessus d’une boîte de pétri avec des agrégats de sol immergé dans l’eau », explique-t-il.

Une application cellulaire pourrait simplifier certains tests de santé du sol.

Un modèle de l’application mesure la variation de la zone des agrégats de sol sur 10 minutes puis produit une évaluation numérique de la stabilité structurale. « Selon nos résultats, Slakes a pu différencier les pratiques de gestion de différentes textures de sol. L’évaluation et la quantification sont plus simples que les méthodes traditionnelles en laboratoire », dit M. Flynn.

La rentabilité d’un sol en santé fait aussi partie du projet SHI. « Nous accouplons des ‘champions de la santé du sol’ avec 125 sites de recherche à long terme pour analyser l’économique des pratiques, dit M. Morgan. Ainsi, le revenu net d’un producteur de maïs/soja a augmenté de 60 $ et 23 $ l’acre pour ces deux cultures, respectivement. Ultimement, nous aurons de telles informations budgétaires partielles pour 125 fermes de tout le continent. »

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