L’économie Protège du Besoin

Diversification allant du lait aux lèvres, incluant tous les sous-produits.

L’économie Protège du Besoin

Diversification allant du lait aux lèvres, incluant tous les sous-produits.

Échec après échec après échec. Il semble que chaque fois que les partenaires Ernie Harvey et Jennifer Holmes pensaient avoir trouvé un transformateur pour leur lait organique, celui-ci faisait vite faillite. Ils décidèrent donc de s’y attaquer eux-mêmes.

Travailler avec la ferme laitière Lifeline Farm de Victor, Montana, peut sembler périlleux, et pourtant, son modèle de gestion peut être une solution viable selon une étude de réglementation du marché du lait au Montana.

L’étude a cerné plusieurs pratiques de Lifeline Dairy pouvant favoriser la survie des entreprises laitières en difficulté. Principalement, elle transforme son lait à sa propre crémerie et fabrique des produits à valeur ajoutée.

 Lui et sa partenaire, Jennifer Holmes (en haut, à droite) s’apprêtent à vendre pour poursuivre de nouveaux défis. Ils espèrent que leurs acheteurs seront tout aussi passionnés qu’eux.

Lifeline Farm prépare le lait organique, le beurre et divers fromages à sa crémerie de Victor, et vend les produits à son propre magasin et à des distributeurs locaux et régionaux.

Entreprise laitière biodynamique certifiée en 2019, elle recherche l’autosuffisance et utilise tous ses sous-produits. Elle compte 300 vaches suisses brunes et des bouvillons qui sont mis en marché comme du boeuf nourri à l’herbe.

Le petit-lait de la fabrication du fromage et les déchets de grain du local de traite nourrissent les 50 porcs qui sont transformés en saucisson, jambon, bacon et côtelettes et vendus au magasin ou mis en distribution.

« L’entreprise est à intégration verticale », indique M. Harvey, expliquant que la ferme vise l’indépendance. L’atteinte de cet objectif amène naturellement la diversification.

Fermer le cercle. L’idée que leur entreprise serve d’exemple positif leur semble originale.

« J’ai toujours aimé innover. Nous avons souvent été ostracisés et considérés comme un peu fêlés. Et de façon intéressante, le vent a tourné et notre stratégie est la bonne dans un marché difficile », affirme M. Harvey.

Quand lui et ses amis partageant son esprit communautaire prirent en charge une entreprise laitière traditionnelle en 1984, ils lancèrent la première ferme laitière organique de l’état. Personne ne pensait que le pâturage serait rentable, dit-il.

Ils adoptèrent le broutage en rotation, doublant la production fourragère. « Nous le faisions des décennies avant tous les autres », dit-il. Les enclos sont mis en rotation de deux à trois jours et aidés par des applications de compost qui est préparé à la ferme.

Connexion. Quand leur fromager ferma ses portes en 2002 et offrit de leur enseigner le métier, ils acceptèrent.

Ils s’installèrent dans un petit local situé à côté d’une épicerie. À l’arrière du bâtiment, le lait, le fromage et le beurre sont préparés, emballés et expédiés.

À l’avant, leur petit magasin bien garni fait la vente des produits, incluant le lait, le fromage, le beurre, le porc et le boeuf.

L’entreprise est affairée. Les clients arrivent, sonnent la cloche, et on vient de la salle d’embouteillage ou d’emballage pour les servir.

« C’est cela, être un organisme indépendant. Nous soutenons la communauté, et elle nous soutient », dit M. Harvey.

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