Producteur Toutes Saisons

Surgeler les fraises pour les servir la demande annuelle.

Producteur Toutes Saisons

Surgeler les fraises pour les servir la demande annuelle.

Ron Cottle nous fait faire la visite rapide de ses champs de fraises, de bleuets et de mûres en Caroline du Nord avant de bifurquer vers le petit aéroport local. Il reçoit les représentants d’une chaîne d’épicerie voulant acheter ses produits pour leurs divers magasins de la Caroline du Nord.

Il est anxieux de profiter de la demande pour les aliments de production locale et du potentiel qu’une machine tubulaire géante présente pour lui : le marché du comptoir des aliments surgelés.

La machine utilise la technologie IQF pour la congélation rapide individuelle et est l’un des investissements récents de Cottle Farms de Faison, Caroline du Nord. Occupant un édifice de 3700 mètres carrés, elle surgèle les baies à leur fraîcheur optimale pour donner un produit de la plus haute qualité.

IQF ouvre de nouveaux marchés. Monsieur Cottle cherche à optimiser les revenus et les marchés en utilisant un excellent fruit qui ne se vendrait peut-être pas sur le marché frais. « Le fruit est charnu et délicieux, mais trop mou pour le comptoir frais. Par contre, il est parfait pour la congélation et il est vraiment savoureux.

Cette nouvelle technologie aide à répondre à la demande des produits locaux chaque saison de l’année. En plus d’élargir les marchés, elle aide à mieux utiliser de bons aliments et à réduire le gaspillage.

La demande est présentement excellente pour nos produits au niveau local. Le consommateur veut encourager l’achat local et favoriser notre économie. Il veut savoir que sa nourriture vient d’ici.

Il fut un temps où les producteurs de l’Ouest répondaient aux besoins des chaînes d’épicerie et ceux de l’Est végétaient. « Il y a 10 ans, je les appelais et ils me disaient être couverts. Maintenant, ce sont eux qui m’appellent chaque jour.

Aliments locaux au comptoir surgelé. Les aliments locaux demeurent principalement liés au marché frais en raison de leur disponibilité. Monsieur Cottle veut toutefois inverser la tendance et baliser la route dans les Carolines. Sa ferme est la première de l’État à incorporer la technologie IQF et fait le conditionnement pour la jeune entreprise “Seal the Seasons” qui s’efforce d’amener les baies surgelées locales dans les chaînes d’épicerie, région par région.

Les détaillants ont ouvert les yeux sur le marché frais local. Maintenant, il ne reste plus qu’à attirer les acheteurs des magasins vers le secteur surgelé. Et ils commencent à arriver petit à petit.

Fraîcheur optimale. Dès la mi-mai, ça bouge à Cottle Farms. La machine IQF peut surgeler de 3600 à 4500 kilos de fruit par heure et fonctionne 18 à 20 heures par jour jusqu’à la mi-juillet. Deux équipes se relèvent, suivies d’un arrêt de 4 à 5 heures pour le nettoyage. Les normes de sécurité alimentaire sont très strictes, et l’entreprise est soumise à une multitude de certificats de sécurité alimentaire.

En plus de ses propres 34 hectares de fraises (récoltées en avril et mai), ses cueilleurs récoltent également 80 hectares de bleuets (de la fin mai à juillet).

L’entreprise compte aussi 7 hectares de mûres (récoltées en juin et juillet) et 65 hectares de raisin muscadine pour le marché frais et la congélation en août et septembre. Cottle Farms est le plus grand producteur de raisin muscadine de l’État.

Monsieur Cottle surgèle aussi les fruits de 15 autres producteurs de la région. À mesure que les chaînes d’épicerie s’intéressent de plus en plus aux petits fruits locaux surgelés, les appels se multiplient. Les producteurs qui veulent préserver le surplus de culture n’allant pas au marché frais y découvrent un moyen de favoriser leur rentabilité.

Bien qu’il n’utilise pas encore la technologie IQF pour surgeler les légumes, il y pense pour l’avenir. Il produit un peu de tout — concombres, poivrons, courgettes, aubergines, tomates, maïs, melons — sur plus de 400 hectares.

Soutien de l’État. Les North Carolina Department of Agriculture & Consumer Services l’ont contacté pour surgeler les bleuets des cafétérias scolaires. « La Caroline du Nord appuie solidement nos produits d’ici, indique M. Cottle. L’an dernier, le programme a été essayé dans certains comtés de l’état. Cette année, il sera offert dans tous les comtés et c’est excellent. Nos jeunes de l’État peuvent consommer des fruits cultivés ici.

Recherche de marchés. Alors que le surgel est l’une des plus récentes opérations de l’entreprise, M. Cottle vise à prolonger la saison de croissance et à produire les meilleures cultures possibles en dépit des défis du climat local. « Le temps peut être chaud, ou frais, ou encore humide, ou il peut pleuvoir sans arrêt. Nos conditions de culture peuvent être atroces.

Il en résulte une grande susceptibilité à l’anthracnose. Quand il est revenu travailler avec son père, Ned Cottle, à la fin de ses études en 1987, l’une de ses premières décisions fut de trouver des fraisiers venant de l’île du Prince-Édouard.

Nous avons dû aller au Canada et y faire pousser nos fraisiers dans un environnement isolé où nous n’aurions pas de problèmes de maladie. » Il est maintenant associé avec Westech Agriculture Ltd. du Canada pour la distribution des fraisiers sur la côte est. Cette partie de l’entreprise est appelée Cottle Strawberry Nursery, Inc.

Bien qu’il obtienne ainsi des fraisiers résistant à la maladie, il recherche toujours de meilleures variétés, mieux adaptées à la chaleur et à l’humidité de la Caroline du Nord et offrant cette saveur de fraises fraîches si recherchées des consommateurs. Depuis deux ans, il a accueilli le docteur Barclay Poling, le célèbre “Strawberry Doc”, pour effectuer des recherches à sa ferme. À l’heure actuelle, jusqu’à 45 sélections avancées sont à l’étude.

Alors qu’une meilleure baie prolongeant la saison de croissance et attirant le consommateur importe pour M. Cottle, ce n’est là qu’une partie du puzzle de son opération. Ajoutez-y la diversité des cultures et la nouvelle technologie IQF permettant d’accéder au comptoir des produits surgelés et permettant aussi de garder sa main-d’oeuvre occupée d’une culture à l’autre.

Cela commence en avril avec les fraises jusqu’aux récoltes d’automne qui se poursuivent jusqu’au premier gel de novembre.

Ce sont tous les éléments du puzzle qui permettent à l’entreprise de rouler rondement.

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