Un Effet de Marée

Les efforts d’augmentation des cours d’eau témoignent d’une saine gestion coopérative

Un Effet de Marée

Les efforts d’augmentation des cours d’eau témoignent d’une saine gestion coopérative

Les efforts d’augmentation des ruisseaux se gonflent dans le Whatcom County de Washington, là où les agriculteurs travaillent à ajouter de l’eau au ruisseau en réponse aux besoins estivaux.

Comme une marée montante, les idées viennent de partout et soulèvent tous les bateaux, préparant le succès des fermes en amont et des communautés et parcs à crustacés en aval.

L’étincelle jaillit d’une requête de la tribu Lummi Nation and Nooksack demandant au gouvernement de quantifier leurs droits sur les débits réservés. La décision est en attente, mais la requête sema l’inquiétude chez les agriculteurs et déclencha des débats sur les droits d’eau de surface et le pompage d’eau souterraine.

Les agriculteurs oublièrent leurs différends (les producteurs de bleuets, de pommes de terre et de lait se disputent souvent). Ruraux et citadins s’unirent, et le dialogue avec les tribus fut amorcé.

Trouver des solutions. Les agriculteurs de la région formèrent les Watershed Improvement Districts (WID), qui ont capacité légale et qui peuvent organiser et financer les projets d’eau. La Whatcom Family Farmers démarra en 2015 comme équipe d’aide.

« Nous essayons de travailler avec l’État et les tribus à des solutions à long terme, dit Marty Maberry, producteur de bleuets de Lynden et président de Drayton Watershed Improvement District. Nous établissons une relation prospective avec les tribus pour mieux les connaître. »

Avec des pluies annuelles de 80 cm à la rive de Puget Sound et de 150 cm au pied de la montagne, Whatcom County ne sembleraient pas avoir de problèmes d’eau. Mais la pluie est saisonnière, cessant presque complètement quand les agriculteurs irriguent les 40 500 hectares du comté.

« C’est un comté pluvieux, dit M. Maberry. Généralement, nous essayons d’évacuer l’eau 10 mois par année et de la ramener en été. »

Les ruisseaux naissent au sommet du bassin hydrographique, comme la ferme de Steve Groen à la tête du ruisseau McClelland. Il y a à un kilomètre de sa ferme un habitat parfait pour le saumon Coho et Chinook. Ses 120 vaches Jersey broutent les pentes à-pic.

Bon rendement. Avec l’aide du programme Conservation Reserve Enhancement Program (CREP) du USDA, M. Groen planta 16 ha de terre sujette à l’inondation en végétation indigène qui retient l’eau de pluie et la libère lentement dans le ruisseau.

Une étude de trois ans qui fut menée par le district local de conservation documenta les bénéfices du projet pour l’habitat riverain et pour le ruissellement — contre un investissement initial modique de 80 000 $ du CREP.

« Tout commença comme un plan économique, admet M. Groen. Le broutage était impossible avant la mi-juillet, suivi des pluies d’automne qui chassaient les vaches. Un autre avantage est que cela aide mes amis. J’espère sincèrement que mes voisins en aval pourront continuer à irriguer. »

En aval, les producteurs comme M. Maberry ont arrêté de tirer l’eau d’irrigation de haute saison des ruisseaux et pompent plutôt l’eau souterraine en été. À peine 3 à 5 mètres sous la surface, la nappe phréatique peut rapidement être regarnie par les pluies d’automne.

De son côté, Terry De Valois, qui cultive 53 hectares, est l’un d’une demi-douzaine d’agriculteurs considérant une entente pour pomper directement dans le ruisseau à partir de puits d’irrigation peu profond durant l’été.

Rod Tjoelker, qui trait 420 vaches et élève 430 génisses sur ses terres sèches, a un puits profond installé par le Birch Bay Water and Sewer District et le Drayton WID. Le plan du district est de pomper l’eau de l’aquifère dans un ruisseau avoisinant pour mitiger les retraits en aval.

Après avoir lutté pendant 23 ans contre les caprices des eaux, Marty Maberry souligne la créativité et la coopération. « La cour n’est pas l’endroit où cette communauté doit résoudre ces questions, dit-il. On change sa pensée en arrêtant de vouloir la guerre et en essayant de déterminer où cela peut nous mener. » 

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