Union Bien Appariée

Une collaboration favorisant l’élevage et la faune.

Union Bien Appariée

Une collaboration favorisant l’élevage et la faune.

Conservation de la faune et production de bétail ne s’excluent pas mutuellement. De concert avec un partenariat du Montana, un groupe de conservation a tout autant favorisé la tradition d’élevage que l’habitat.

Matador Ranch Grass Bank est une collaboration quelque peu complexe entre The Nature Conservancy (TNC) et jusqu’à 19 éleveurs du comté de Phillips. Les éleveurs de l’est du Montana louent le broutage à tarif très réduit sur les 24 000 hectares de terres publiques et cédées du Matador Ranch.

En retour, les éleveurs membres s’engagent à observer certaines pratiques de conservation, comme ne pas labourer la prairie native, et suivre les recommandations de NRCS. Plus ils emploient de pratiques de conservation, plus le tarif de broutage baisse.

« La réduction maximale est de 50 pour cent. À la fin de 2020, nous prévoyons atteindre 1 million $ en rabais et incitatifs accordés aux éleveurs des notre programme », dit Brian Martin, directeur du programme TNC Montana Grasslands Conservation.

L’arrangement répondait à un besoin mutuel. TNC voulait conserver l’habitat pour les espèces mais ses terres étaient bien insuffisantes. Les éleveurs quant à eux affrontaient une sécheresse persistante. Réduire le troupeau ou louer des terres de broutage encore plus éloignées semblait inévitable.

L’éleveur de troisième génération Dale Veseth vit le potentiel et aborda TNC. En 2002, Matador était sans cheptel quand TNC commença sa gestion.

Il y avait là une quantité substantielle de fourrage dont les éleveurs avaient grand besoin.

TNC encourageait aussi activement les éleveurs à adopter leurs pratiques de conservation suggérées.

« Beaucoup de bêtes quittaient le comté, dit M. Veseth. J’ai indiqué à la directrice que cela serait très bien vu dans la communauté si TNC pouvait aider les éleveurs à maintenir leurs troupeaux en ces temps durs en leur louant une partie des herbages. »

TNC invita des éleveurs à louer le broutage. Mais ils n’avaient pas assez de bêtes pour couvrir le ranch de 24 000 hectares pour atteindre les objectifs favorisant la création d’un habitat diversifié pour la faune. L’année suivante, ils invitèrent d’autres producteurs et formalisèrent la banque d’herbe.

L’entente. En quinze ans, Matador Grass Bank a établi un modèle qui semble fonctionner. La plupart des éleveurs sont membres à long terme. De nouveaux éleveurs s’y ajoutent quand certains quittent ou réduisent leur troupeau pour diverses raisons.

L’adhésion à la banque d’herbe repose sur deux exigences fondamentales :
1. Le membre de la banque d’herbe ne peut pas sectionner de prairie native sur le ranch.
2. Il doit observer un plan de gestion de ranch démontré.
TNC élabore un plan avec l’éleveur ou accepte ceux formés avec NRCS, Ranching For Profit ou d’autres programmes.

Les membres peuvent mériter d’autres rabais en employant d’autres pratiques de conservations sur leur propre ranch.

Ils peuvent choisir de ne pas décimer les marmottes durant la nidification des chouettes. Ou identifier les arènes des tétras des armoises et marquer ou poser des clôtures favorables à la faune.

« Les membres nous proposent leurs idées de conservation et nous avons travaillé avec d’autres à trouver le financement pour les projets », dit M. Martin. Le succès de la banque d’herbe repose sur le dialogue ouvert.

Les membres se réunissent deux fois l’an et discutent des besoins allant des protocoles de santé du troupeau mélangé aux délais de sortie, aux horaires de rotation et d’autres encore.

Ces réunions ont donné lieu à d’autres exigences mutuellement acceptées, comme la participation à une formation sur la manutention à faible stress des animaux.

Jeunes éleveurs. Un des sujets de conversation des réunions fut le défi auquel font face les jeunes producteurs voulant arriver dans l’industrie. Les membres à long terme, incluant M. Veseth, ont indiqué qu’ils réduiraient leur cheptel si TNC trouvait une façon permettant aux jeunes, souvent sans terres, d’accéder au programme.

Une demande importante du fait que l’idée utilisée pour accéder au programme permet à TNC d’accroître les terres sous son influence. Mais TNC reconnut le potentiel pour un bon investissement.

« Les membres nous ont dit ‘La banque d’herbe est bonne pour nous mais nous devons aussi inciter les jeunes producteurs à passer à notre ranch et à d’autres de la communauté’ », dit M. Martin.

En 2012, TNC attribua jusqu’à 10 % de la capacité de broutage de la banque aux jeunes éleveurs soucieux de conservation. Ted et Katie Brown furent l’une des cinq premières familles choisies.

Ted et Katie étaient encore enfants quand ils achetèrent leurs premières bêtes. Ils bâtirent leur troupeau comme leur famille. Ils mirent leurs bêtes sur des terres louées et des parcelles de leurs parents, mais étaient limités.

Un bail de location de cinq ans avec la banque d’herbe changea tout. Ils purent garder leurs propres génisses, tripler la grosseur de leur troupeau et acheter leur première terre.

Cette stabilité financière leur mérita des amitiés imprévues.

« Ces partenariats de travail ont été excellents. La banque d’herbe a de grandes variations d’âges et nous pouvons apprendre de chacun, dit Katie. Nous avons pu lier ainsi des amitiés pour la vie.

Les Brown espèrent acheter d’autres terres et devenir membres de la banque d’herbe.

« Un rapprochement pour la communauté par nos objectifs communs », ajoute M. Veseth.

C’est bon pour TNC et les familles de la région. « La clé du système est de travailler avec des gens qui désirent travailler avec vous, dit M. Martin. Une volonté de converser doit exister. Nous pouvons avoir un avis différent mais nous trouvons des points communs et nous partons de là. »

Recherche étendue. Les divers partenariats du programme ont permis d’étendre les pratiques de conservation de TNC de 24 000 à 120 000 hectares de terres privées, louées et tribales.

Leur influence dépasse souvent leur obligation contractuelle. M. Veseth a adopté d’autres stratégies de conservation non obligatoires. Il a pleinement bénéficié de la gestion des pâturages et autre formation scientifique découlant de l’adhésion à la banque d’herbe.

Il ne fait brouter activement que la moitié de ses hectares. Il a 82 pâturages et a déplacé les vaches 171 fois en 2018.

« En fignolant nos rotations et utilisant l’information des écoles de gestion riveraines et de pâturages, nous avons plus d’herbe qu’autrefois en quittant le pâturage », dit M. Veseth.

Son ranch résiste maintenant mieux à la sécheresse et la faune et la flore sont plus diversifiées.

« La clé de notre succès est que notre organisation est basée sur la science. Nous reconnaissons la recherche démontrant que le broutage est compatible avec la gestion de l’habitat faunique. Le bétail peut servir d’outil et c’est ce que nous en faisons », dit M. Martin. L’influence est double. M. Veseth a fait deux termes au conseil TNC du Montana. Il fut aussi enrichissant de collaborer avec eux que d’éduquer les PDG de divers niveaux au sujet de la conservation et de l’agriculture et de leur interaction.

« Je me considère à la fois conservationiste et éleveur car ils sont l’un et l’autre identiques, dit Monsieur Veseth. ‡

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